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Le patrimoine industriel

Le patrimoine industriel se décline sur les produits du Laboratoire dermatologique de La Roche-Posay, mais aussi sur des activités anciennes disparues aujourd'hui.

Les produits de La Roche-Posay

Les débuts

Les produits La Roche-Posay ont fait leur apparition dans les années 1920. Les principaux produits qui sont fabriqués et distribués par le laboratoire installé alors à la porte de ville, sont la lotion blanche, la poudre dermique et la lotion anti-rouge pour les chiens. Ce premier laboratoire a été l'initiative de M. Dory (pharmacien), M. Tiby (courtier en bourse à Paris) et M. Georges Bardet (dermatologue). Le laboratoire a ensuite été cédé à M. Lerebourg qui n'a pas apporté de modifications. Ce n'est qu'en 1972 que des changements vont apparaître avec le rachat par M. Levayer, pharmacien. Puis l'arrivée de M. Barré en 1975 va donner une autre dimension au laboratoire. C'est encore une entreprise artisanale, composée de 4 personnes, avec un chiffre d'affaires de moins d'1 million de Francs par an.

Diaporama

Une stratégie de développement

Une stratégie de développement va être mise en place avec la création d'une gamme de produit destinée à l'hygiène et la protection des peaux fragilisées par les maladies de peau (eczéma, psoriasis,…) et qui correspond à la demande des dermatologues. Sachant que la zone « test » s'étendait de la région parisienne à la région Poitou-Charentes en passant par la région Pays de la Loire. Préalablement à la création de cette gamme, l'équipe du Laboratoire avait donc été à la rencontre des dermatologues pour déceler leurs attentes concernant les produits.

Le succès au rendez-vous

C'est pourquoi, le succès est au rendez-vous rapidement. La naissance d'une gamme de 7 produits voit alors le jour. Le recrutement de visiteurs médicaux sur l'ensemble de la France s'effectue peu après. En parallèle, le Laboratoire participe à différents salons et conférences professionnels concernant la dermatologie. La vente des produits en France se développe rapidement, et des contacts à l'international sont pris. Dans le même temps, et compte tenu du succès des produits, le besoin d'une unité de production se fait ressentir. En 1976, l'unité de production sur les bords de Gartempe est construite avec comme éthique « Primum Non Nocere », « d'abord ne pas nuire », afin de répondre à la demande croissante. Les produits sont alors fabriqués dans une salle blanche et des visites de dermatologues sont organisées afin que ces derniers visitent cette unité et comprennent l'éthique des Laboratoires de La Roche-Posay. C'est pour ces différentes raisons que le Laboratoire croît de façon rapide.

A l'international

Concernant l'international, le recrutement d'un agent exclusif au Liban est nécessaire, puis en Belgique, au Portugal, au Canada, en Allemagne et en Suisse. Dans chaque pays les produits du Laboratoire de La Roche-Posay rencontrent le succès escompté…A la fin des années 1980, le laboratoire réalise un chiffre d'affaires de 180 millions de Francs. En 1989, l'Oréal rachète le Laboratoire de La Roche-Posay. Le groupe fait alors connaître le nom de La Roche-Posay à travers le monde. A l'heure actuelle, l'Oréal réalise un chiffre d'affaires mondial de 1,2 milliards d'euros : la marque « La Roche-Posay Laboratoire Dermatologique » au sein de la division Cosmétique Active participe à cette réalisation. Les produits La Roche-Posay sont distribués dans 52 pays dans le monde et ont un succès considérable en France (30% des ventes mondiales), au Brésil (14,5%), en Allemagne, et en Italie…avec pas moins de 29 gammes de produits différentes dans cette division.

L'usine d'embouteillage des eaux thermales de Lucine et de Saint-Cyprien

En 1897, l'Académie de Médecine déclare La Roche Posay : "station d'utilité publique" et l'année suivante, le Ministre de l'Intérieur autorise l'exportation et la vente des Eaux.

La vente croissante des eaux de Lucine et de Saint-Cyprien de La Roche-Posay a amené la Société exploitante, dès 1926, à construire une usine d'embouteillage parfaitement au point et à grand débit.

Aménagement et outillage ont bénéficié des derniers progrès de la technique. L'eau minérale est amenée, à l'abri de l'air et de toute pollution, du griffon sis en plein roc à l'intérieur de la bouteille. Capsulage aseptique immédiat. L'embouteillage a cessé à la fin des années 1970.

Gatineau, Moulin, puis usine de pâte à papier

En 1892, le moulin de Gâtineau, qui date du 18e siècle, est acheté par M. Lelièvre, propriétaire de l'Imprimerie Tourangelle. Il est alors transformé en usine de pâte à papier qui produit, avant 1914, 10 tonnes de pâte de bois par jour.

En 1809 sont signalées deux roues hydrauliques verticales. Avant 1914, environ 30 employés y travaillent.

L'atelier de fabrication à 2 étages carrés est partiellement construit en pierre de taille de tufeau, en moellon de calcaire et en pan de fer avec parpaing de béton en remplissage, avec charpente métallique apparente et ciment amiante en couverture. Le logement d'ouvriers à un étage carré est couvert d'ardoise. L'atelier de réparation est en bois sur étage de soubassement en pierre de taille.

L'usine, qui fonctionne toujours en 1931, cesse son activité pour être reconvertie en centrale hydroélectrique.